Weather Photographer of the Year 2026 : les finalistes et ce qu’ils enseignent pour photographier la météo

Brume sur les collines de Majorque, double arc-en-ciel dans les Highlands, éclair triple sur les gratte-ciel de New York : la sélection finale du concours Weather Photographer of the Year 2026 vient d’être dévoilée, et le public a jusqu’au 5 novembre pour voter. L’occasion de regarder de près ce qui fait une grande photo de météo, et de s’en inspirer pour ses propres sorties par mauvais temps.

Un concours de la Royal Meteorological Society #

Le concours est organisé par la Royal Meteorological Society (RMetS), la société savante britannique consacrée à la météorologie. Dans son annonce du 27 octobre, elle indique avoir reçu plus de 5 500 images pour cette édition. Le jury en a retenu 30, venues de 13 pays.

Le vote du public est ouvert jusqu’au 5 novembre 2026 à 23 h 59, heure de Greenwich. Il ne désigne qu’un prix, celui du « Public Favourite » : les lauréats des catégories restent choisis par le jury. Les résultats seront annoncés le 17 novembre 2026.

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Pour voter, il suffit de se rendre sur la galerie des finalistes, de cliquer sur une image pour l’afficher en grand et lire comment elle a été prise, puis de voter depuis la page de la photo. Le site spécialisé PetaPixel a également présenté les 30 finalistes.

Ce que montre la sélection 2026 #

La RMetS décrit une sélection qui va du spectaculaire au plus discret. On y trouve des paysages apaisés, comme la brume qui s’accroche aux collines des Baléares ou des rayons crépusculaires qui traversent des ponts, et des phénomènes plus rares, comme des « cœurs de glace » formés par le givre sur des grillages de montagne.

D’autres images frappent par leur puissance : un double arc-en-ciel dans les Highlands écossais, ou un éclair triple saisi en une seule exposition au-dessus des tours de New York.

Une partie de la sélection documente aussi les effets d’un climat qui change : des terres agricoles brûlées lors d’incendies liés à la chaleur en Iran, des feux de forêt dans les Cairngorms, en Écosse, le vêlage d’un glacier en Patagonie ou des communautés isolées par les inondations au Bangladesh. La directrice générale de la RMetS, la professeure Liz Bentley, insiste dans l’annonce sur la capacité de la photographie à relier le public à la météo et au climat qui évolue.

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Les leçons à retenir pour photographier la météo #

Regarder une telle sélection est un excellent exercice. Sans prétendre reproduire un éclair sur Manhattan, plusieurs principes reviennent dans ce type d’images et s’appliquent à n’importe quel photographe.

Sortir quand les autres rentrent

Les plus belles lumières arrivent souvent juste avant ou juste après une perturbation. Une fin d’averse avec le soleil bas dans le dos, c’est la condition classique de l’arc-en-ciel. Une matinée calme après une nuit claire favorise brume et givre. Consulter les prévisions et les images radar devient alors un réflexe de photographe autant que de météorologue.

Donner une échelle au phénomène

Un ciel spectaculaire seul finit par se ressembler d’une photo à l’autre. Ce qui fait la différence, c’est souvent un élément humain ou construit qui donne l’échelle : un pont, un village, une silhouette, une route. Les ponts traversés de rayons crépusculaires ou les gratte-ciel frappés par la foudre dans la sélection illustrent bien cette idée.

Maîtriser les poses longues pour l’orage

La foudre se photographie le plus souvent sur trépied, en pose longue, en laissant l’obturateur ouvert pendant que l’orage s’active. C’est ainsi qu’un même cliché peut capter plusieurs impacts. La sécurité passe avant tout : on photographie un orage à bonne distance, depuis un abri, jamais en position exposée sur une crête ou sous un arbre isolé.

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Penser aux détails

Les « cœurs de glace » sur les grillages rappellent que la météo se photographie aussi en gros plan. Un objectif macro ou une simple bonnette suffit pour révéler des cristaux de givre, des gouttes suspendues ou des motifs de glace qu’on ne remarque pas en passant.

Raconter plutôt que décorer

Enfin, les images sur les incendies ou les inondations montrent que la photo météo est aussi du reportage. Une légende précise, avec le lieu, la date et le contexte, donne son poids à l’image. C’est d’ailleurs ce que demande la galerie du concours, où chaque photo est accompagnée de l’histoire de sa prise de vue.

À suivre le 17 novembre #

Les noms des lauréats seront connus le 17 novembre. D’ici là, parcourir la galerie et voter reste le meilleur moyen de se faire l’œil, avant de ressortir l’appareil au prochain coup de vent.

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