Les photographes équipés d’un boîtier Nikon Z attendaient depuis longtemps un zoom lumineux qui tienne dans une petite sacoche. Depuis ce 22 octobre 2026, le Tamron 20-40 mm f/2.8 Di III VXD est disponible en monture Z. Ce n’est pas un nouveau calcul optique : c’est l’adaptation d’un objectif lancé pour les hybrides Sony il y a quatre ans. Mais sur l’écosystème Nikon, il occupe une place qui restait libre, entre grand-angle et focale standard, pour un poids de 380 g.
Plan de l'article
Un zoom connu, enfin chez Nikon #
Selon CineD, la formule optique est la même que celle du modèle A062 sorti en 2022 pour la monture Sony E. Comme le 16-300 mm de Sigma pour Nikon Z, cette version est développée, fabriquée et vendue dans le cadre d’un accord de licence avec Nikon. Ce point compte : l’objectif n’est pas un produit rétro-conçu, il bénéficie d’un dialogue officiel avec le boîtier.
Le prix annoncé est de 709,99 € TTC, avec un pare-soleil en forme de corolle et les bouchons avant et arrière fournis. Le site spécialisé Newsshooter a relayé l’annonce dès le 8 octobre, avec la même date de disponibilité.
À lire TTArtisan AF 24 mm f/3,8 mini : un pancake plein format de 57 g en monture Sony E
Ce qu’il y a dans le fût #
La formule compte 12 lentilles en 11 groupes. Le diaphragme à neuf lamelles arrondies reste, d’après Tamron, presque parfaitement circulaire jusqu’à deux diaphragmes sous l’ouverture maximale, ce qui soigne le rendu des arrière-plans flous. L’ouverture va de f/2.8 à f/22 sur toute la plage.
La distance minimale de mise au point est l’un de ses atouts : 17 cm à 20 mm et 29 cm à 40 mm, soit un rapport de grossissement de 1:3,8 au grand-angle. De quoi s’approcher d’un objet, d’un plat ou d’un détail d’architecture sans changer d’objectif. Sur les boîtiers APS-C de la gamme Z, la plage équivaut à un 30-60 mm.
Côté dimensions, la version Nikon mesure 88,7 mm de long pour 74,4 mm de diamètre et accepte des filtres de 67 mm. Elle est un peu plus longue et plus lourde que la version Sony (86,5 mm et 365 g), mais reste très légère pour un zoom f/2.8 plein format.
Le poids comme argument principal #
Tamron présente ce 20-40 mm comme le plus compact et le plus léger de sa catégorie parmi les zooms standard f/2.8 pour hybrides plein format, selon ses propres recherches arrêtées en août 2026. CineD remet ce chiffre en perspective avec les optiques de la marque : le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pèse 565 g et commence à 28 mm, le NIKKOR Z 17-28 mm f/2.8 pèse 450 g et s’arrête à 28 mm. Le Tamron couvre le passage du grand-angle à la focale normale avec 185 g de moins que le premier.
À lire Vision night vision : Top caméras infrarouge 2026
Pour la photo de rue, le voyage ou le reportage léger, c’est un vrai changement d’usage. Un boîtier compact comme un Z5 II ou un Zf, associé à ce zoom, forme un ensemble qu’on garde sur l’épaule toute une journée.
Autofocus et compatibilité #
La mise au point est confiée au moteur linéaire VXD de Tamron, conçu pour être rapide et silencieux en photo comme en vidéo. Le fabricant liste la prise en charge de l’autofocus hybride, de la détection de l’œil, du mode M/A et des corrections intégrées au boîtier (vignetage, aberrations chromatiques, distorsion), en précisant que le support varie selon le modèle.
L’objectif est compatible avec le logiciel Tamron Lens Utility. Attention cependant : les mises à jour de firmware passent par la version pour ordinateur et un câble vendu séparément ; l’application mobile ne permet pas de les faire.
Les limites à connaître avant d’acheter #
Ce zoom n’a ni bague de diaphragme ni stabilisation optique. Il s’appuie donc sur la stabilisation du capteur quand le boîtier en dispose, ce qui n’est pas le cas des Nikon Z APS-C. Sur un Z50 II ou un Zfc, il faudra compter sur une vitesse d’obturation suffisante ou sur un appui.
À lire Reflex vs Hybride en 2026 : Quel matériel photo domine pour vos projets ?
CineD relève aussi que la documentation de Tamron ne mentionne pas la compensation du « focus breathing » de Nikon parmi les fonctions prises en charge. Les vidéastes qui font beaucoup de bascules de point le noteront. Enfin, la construction est résistante à l’humidité, sans être pleinement tropicalisée, avec un traitement au fluor sur la lentille frontale pour repousser l’eau et les traces de doigts.
Notre conseil #
Si vous possédez déjà un 24-70 mm f/2.8, ce Tamron ne le remplace pas en polyvalence : il s’arrête à 40 mm. Son intérêt est ailleurs. C’est l’objectif qu’on emporte quand on veut voyager léger sans renoncer à une ouverture constante, et qu’on garde monté pour la majorité des situations du quotidien : intérieurs, paysages urbains, portraits en pied, scènes de rue.
Pour un photographe qui débute en plein format chez Nikon, il peut aussi constituer un premier zoom lumineux, léger et facile à emporter. Le mieux reste de l’essayer en boutique sur votre propre boîtier, pour vérifier la prise en main et le comportement de l’autofocus avec votre modèle.




